samedi 23 janvier 2016

Sans retenue


Dans les méandres puis le froid, ton appel
Echo de l'affection, comme un guide
Difficile de comprendre...Jusqu'à ce que
Ton amour touche ma peau.

Le désir n'existe plus, le trouble est mort
Nos souffles chauds ne sont plus qu'un
Tu m'as pris doucement la main
Je sens ton coeur, palpite feu mon âme

Plus que des regards qui se fondent
Plus que des corps qui se mêlent,
La tendresse à nue, sans ombres
Ni lumières connues, l'oublié révélé

Au plus profond de mon être
Je t'ai reconnu. Je t'embrasse
Sans retenue. Aucune. C'est l'immense,
L'innommable : la profonde plénitude.

Je ne t'aime pas. Nous sommes.


Christina Goh

dimanche 10 janvier 2016

Vivants ?


Vivants...
Cette capacité de s'animer. Encore...
D'exulter, se moquer ou compatir
D'attendre ou ennuyer celui qui,
Juste à côté écoute ou s'endort...
Et parler, parler, parler... Encore.

Vif, à cran, tempêter, espérer...
Que l'autre comprenne, nous aime
Un peu plus, que l'autre réponde
Vouloir se blottir tout contre lui
L'aimer à en perdre son souffle
Dire : Encore !

Je les entends, comme toi, rire, vouloir
On les voit nous chanter, nous hanter,
Des archives aux actualités, au quotidien
Serait-ce que les défunts se font entendre ?
Car de longue date, le temps n'existe plus
Sommes-nous vivants ? Oui, aujourd'hui...

Certaines illusions n'avaient jamais semblé aussi réelles.


Christina Goh