dimanche 28 septembre 2014

Tout en équilibre...


A trop écouter l’énumération de nos races
Cultes, cases et autres classes
J’avais oublié de ton être, l’infini
L’océan de tes yeux, les lignes de nos vies...

Du minuscule à l’immense, tout en moi
Ne sait finalement pas grand-chose, sauf la joie
De nos doux regards qui se croisent… Je suis libre
De t’aimer sans leçons apprises... En équilibre...

Autant de feuilles d’arbres, chacune différente
Autant de gouttes d’eau en nuances transparentes
Et chaque grain de sable inimitable témoigne
De ce qui m’échappe et pourtant me soigne :

Aucune catégorie.
Je t’aime déjà de toutes les manières.


Christina Goh

lundi 15 septembre 2014

Et j'espère...


J’ai l’image de cette jeune femme fière
Couleur miel, qui remonte la rue de l'île
Portant son linge frais, qui sent si bon.
Elle revient de ses corvées
Elle pense que la vie lui sera belle
Coquine, fait semblant d’ignorer
Les coups d’œil aguicheurs
Précieuse… Elle n’en aimera qu’un…
Jusqu’au bout.

J’ai en tête cette femme de trempe
Qui résiste, reste encore et persiste
Croit en la vie autant qu’en l’enfant
Plus de dix fois. Qui s'en soucie ?
Elle parle à l’homme comme son égal
A la maison. Petit royaume.
Elle prie comme elle aime
En oubliant de vivre
En pleurant. Souvent.

Je pense à celle dont je porte le prénom
Je me souviens de ma grand-mère
Je lis une histoire à jamais écrite
En l’humain. Et j’espère.
Car son dernier souffle est dans le vent
Depuis qu’elle l’a exhalé hier
En deux mots, une brise :
« Je savais ».
Elle savait.


Christina Goh