mercredi 14 février 2018

Douceur...


Sans heurt ni bruit
Pourtant infatigable
Douceur... Comme
La rosée sur l'herbe
Le flocon qui danse
Le pas furtif du félin

La douceur... Comme
Une gracieuse éminence...

Ainsi se dépose le baiser
De l'affection tendre, sincère
Le tiède souffle qui vivifie
La légère pression de la main
Le profond  "je comprends"
Le regard transparent... Sourire

Larme ou silence qui respire
Puissance de l'amie Douceur
Comme le lever du soleil d'or
De la lumière qui gagne le courage
Comme la pleine lune pur ivoire
Commande des souveraines marées

Douceur est une caresse
Qui apaise le cœur torturé...


Christina Goh

lundi 22 janvier 2018

L'art du mouvement


"Rien ne change"
Illusion
Nostalgie
Trompe-l'oeil
Pour se croire en sécurité...

"Rien ne change"
Ou trébucher
Sur des cailloux aiguisés
Au bord d'une paroi abrupte
D'une fosse sans fond

Comme les vents chantent
Comme les marées dansent
Comme nous respirons, inspirons
Comme la terre et les cieux se meuvent
Rien ne stagne

"Je t'aime comme au premier jour !"
Rien ne peut être plus faux
Car on aime mieux ou plus mal
Chaque décision est un dynamisme
C'est tout l'art du mouvement...

Un équilibre contrebalance un trouble...
C'est l'évolution.
Une impulsion ou une course poursuite ?
Que nenni...
Un ballet improvisé... La vie est une enjambée

Et le chorégraphe s'appelle Intimité.


Christina Goh

jeudi 11 janvier 2018

Vert et bleu ?


"Hommage au végétal
Et aux atmosphères
Qui nous transcendent
Nous enveloppent
Nous caressent !"

Règne d'un vert sur terre
Bleu de la mer au ciel
Champs chromatiques
Où faire pousser toute semence
De bonne foi ?

Histoire de perceptions
Car tous voient différemment
Pour certains le vert en rouge sang
Pour d'autres les nuances en gris argent
En absolu noir ou blanc pour le deuil...

Histoire de couleurs...
Et surtout ce qu'on veut en faire
Intentions manifestes ? Et fonction
Des caractères, y-a-t-il oubli
Du dernier souffle en transparence ?

Perceptions et états des êtres...
Car transparents... Tous le sont
Du végétal aux atmosphères...


Christina Goh

vendredi 29 décembre 2017

Osmose


Après la douleur
Au-dessus de la peur
Il y a un autre royaume
J'aperçois le reflet
Des temps
Je sais et je suis

Avec l'empathie
La véritable et le ressenti
Il y a un autre royaume
Je sens le souffle
Des vents, je sais
Donc je suis

Transcendance
Idoine Sens
Le même règne
Le même rivage
La même eau
Mon nom est Osmose

Et je Te porte depuis toujours...
Ainsi parle la précieuse...
L'Ecume.


Christina Goh

samedi 25 novembre 2017

Il était de ceux-là


Je l'ai appelé papa
Qui était-il ?
Je ne l'ai jamais su
Celui qui rentrait tard ?
Celui qui buvait tôt ?

Je l'ai appelé papa
Qui aimait-il ?
Je ne sais...
Il riait mais semblait avoir peur
Du nous. Tragique leurre de perdre tout.

Boîtes, maquis, amis et frères
Boîtes, missions, maisons... Closes
Ses dossiers toujours bien cachés
Ses vies toujours bien classées...
Violences et jeux de lois...

Prolixe à l'extérieur, secret à l'intérieur
Il n'en a mené qu'une devant le maire
Refusé de toutes ses forces de la quitter
Mais dormait tant tout près des autres...
Troubles et jeux de foi.

Je ne sais pas grand chose de ce géniteur
Ai combattu sa perception de "race de seigneurs"
Je lui donne le respect qu'on doit à l'inconnu
Qui a pu vous faire du mal ou du bien
Sans savoir ?

Dans un autre monde
On s'aime déjà...


Christina Goh
A B.A. (1951 - 2017)

mercredi 25 octobre 2017

L'inutile et la délicatesse


O vaillant Inutile !
Il nous donne
De comprendre
Tout. Autrement.

Inutile, étiquette
Qui révèle
La qualité
Oubliée
Délicatesse
Subtile
Science
Nous rappelle
La douceur
Qui accepte
Sans mérite
De tolérer
En attendant
De savoir
Le sens...
L'inutile
Sans férir
Est courtois
A présagé
Quoi ?

La fin soignée
De l'usufruit.


Christina Goh

jeudi 5 octobre 2017

De l'endroit d'où je t'écris...


J'attends ce moment avec ardeur
Y penser et je le vis sans leurre
Car de l'endroit d'où je t'écris
Règne, notre affection, toute poésie...
Je te frôle

J'ai reconnu mes balbutiements
Avec celui qui ne fût qu'étonnement
Toi ! Comme... Non... Tu es mon âme
En tout ce qu'on est, je suis flamme
Je te vois

Je ferme les yeux
Je souffle doucement le feu
Il réchauffe juste ce qu'il faut
Subtil équilibre, retient la faux
Je te reconnais

Dans la douce pénombre
Nul malencombre...
Se repose ce que j'ignore
Mon être devient plus fort
Je t'entends

C'est ton souffle, tu respires
Enfin. Je ne sens plus le pire
Cette fois, je sais, j'avance
Vide fût souvent le sens...
Je ris.

Ma main repose dans la tienne...
Oxygène !


Christina Goh