samedi 25 novembre 2017

Il était de ceux-là


Je l'ai appelé papa
Qui était-il ?
Je ne l'ai jamais su
Celui qui rentrait tard ?
Celui qui buvait tôt ?

Je l'ai appelé papa
Qui aimait-il ?
Je ne sais...
Il riait mais semblait avoir peur
Du nous. Tragique leurre de perdre tout.

Boîtes, maquis, amis et frères
Boîtes, missions, maisons... Closes
Ses dossiers toujours bien cachés
Ses vies toujours bien classées...
Violences et jeux de lois...

Prolixe à l'extérieur, secret à l'intérieur
Il n'en a mené qu'une devant le maire
Refusé de toutes ses forces de la quitter
Mais dormait tant tout près des autres...
Troubles et jeux de foi.

Je ne sais pas grand chose de ce géniteur
Ai combattu sa perception de "race de seigneurs"
Je lui donne le respect qu'on doit à l'inconnu
Qui a pu vous faire du mal ou du bien
Sans savoir ?

Dans un autre monde
On s'aime déjà...


Christina Goh
A B.A. (1951 - 2017)

mercredi 25 octobre 2017

L'inutile et la délicatesse


O vaillant Inutile !
Il nous donne
De comprendre
Tout. Autrement.

Inutile, étiquette
Qui révèle
La qualité
Oubliée
Délicatesse
Subtile
Science
Nous rappelle
La douceur
Qui accepte
Sans mérite
De tolérer
En attendant
De savoir
Le sens...
L'inutile
Sans férir
Est courtois
A présagé
Quoi ?

La fin soignée
De l'usufruit.


Christina Goh

jeudi 5 octobre 2017

De l'endroit d'où je t'écris...


J'attends ce moment avec ardeur
Y penser et je le vis sans leurre
Car de l'endroit d'où je t'écris
Règne, notre affection, toute poésie...
Je te frôle

J'ai reconnu mes balbutiements
Avec celui qui ne fût qu'étonnement
Toi ! Comme... Non... Tu es mon âme
En tout ce qu'on est, je suis flamme
Je te vois

Je ferme les yeux
Je souffle doucement le feu
Il réchauffe juste ce qu'il faut
Subtil équilibre, retient la faux
Je te reconnais

Dans la douce pénombre
Nul malencombre...
Se repose ce que j'ignore
Mon être devient plus fort
Je t'entends

C'est ton souffle, tu respires
Enfin. Je ne sens plus le pire
Cette fois, je sais, j'avance
Vide fût souvent le sens...
Je ris.

Ma main repose dans la tienne...
Oxygène !


Christina Goh

samedi 26 août 2017

Changer un monde qu'on ne connaît pas ?


La rumeur court vite
La situation serait perdue
Pour sauver la terre et le père
Il faudrait que disparaissent les faux
Les faux, qui sont-ils ?
Cela dépend des camps... Et des temps
Mais ces faux seraient tous des mites
Depuis eux, "monde pourri", ledit bien n'est plus,
Et une multitude d'êtres se désespèrent...
Ledit bien restauré serait-il un remède aux maux ?
Heu... "C'est une promesse... Un mystère"
Qui dépendrait des camps... Et des temps...
...

Où allons-nous ? Qui sommes-nous ?
Dans le tohu-bohu, s'affûtent les défiances
Se montent les positions, armes et stratégies
Extrapolation... Destruction... ou dépression ?
Tous campent et croient tout savoir...
Sur tout... Croient...
...

Qui parlait donc de rumeurs ?
Tous campent, on croit tout savoir... Fureur...
A beaucoup croire on ne voit plus rien
Surtout le bien

De l'humilité.


Christina Goh

samedi 12 août 2017

Ere


Ere nouvelle résolue
Délaisse les incrédules
Glisse le sable des mains tendues
Révolu le temps des "si j'avais su"...

La mauvaise foi n'est plus qu'un décor
De coeur à coeur, sans corps à corps
Moins les guerres du plus fort
Plus de sournois "à mort, à mort"...

Mais tempête l'outrecuidant
S'insurge, dépérit le pédant
S'enflamme en vain le violent
Paniquent, s'agitent les désolants...

Bigre, pourquoi ?
Manquerait-il tellement l'éclat...
A trop avoir voulu le glas
Le soleil et les aléas ?

Ere nouvelle, instant non feint
De valeur, embrasse les sereins
Essuie les précieuses larmes des deux mains
Aux nouveaux Aimables... Habiles et fins...

Bienvenue !


Christina Goh

mercredi 12 juillet 2017

Se comprendre...


C'est unique... Puissant... Et simple
Une vague chaleureuse qui submerge
Après avoir lutté...
Je me suis résignée à ta présence en moi
Elle me presse en douceur
Je crois que je t'aime.

Comment, pourquoi ?
Qui saura jamais...
J'ai accepté ta présence en moi
Elle me rend bien plus forte
Plus vulnérable... Meilleure pour apprendre
Je sais que je rêve de la réalité...

Oui, quand des êtres se sont compris...
Nul besoin de temps ou d'espace
Nul besoin de mots ou de gestes
L'Affection absolue finit par combler le manque
Dans les mondes, ne sommes-nous pas fusion ?
Je me suis résolue à ma présence en toi...

Se comprendre... Aimer sans en avoir l'air...


Christina Goh

lundi 12 juin 2017

Les méninges


Après les poings
Les méninges
Après les ordres
Les ondes
Après la violence
La résilience

Certains n'escomptent pas comprendre
Ils aimaient le sang et la cendre
Leurs râles se font encore entendre
Ils blessent encore sans se faire prendre...

Spasmes mal maîtrisés
Peur vaine anticipée
La rouerie fût une gloire
En perte de vitesse
La stratégie une guerre
Qui redoute l'armistice

Certains ont déjà tout compris
Œuvrent sans énumérer les si...
L'audace est d'avancer sans lie
Que repose en paix la loufoquerie...

Les méninges
Les ondes
Le sens...

Empathie... En vie.


Christina Goh